En 2011, lors de la COP11 à Hyderabad, en Inde, j’avais participé avec Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, à une délégation venue porter la voix des oiseaux et plus largement la nécessité de mieux prendre en compte la biodiversité dans les décisions internationales.

Qu’il s’agisse de la COP de la Convention sur la diversité biologique (CDB), de la COP de la CITES sur le commerce international des espèces sauvages, ou de la Convention sur les espèces migratrices (CMS), je suis particulièrement attentive aux espaces où se construisent les règles et les coopérations indispensables à la protection du vivant.


Protéger une espèce migratrice sur son site de reproduction n’a de sens que si elle peut également trouver des espaces préservés sur ses voies de migration et sur ses sites d’hivernage. Rien de durable ne peut donc se construire sans coopération entre États, organisations internationales, scientifiques et associations.


Au fil des années, j’ai aussi développé une autre mission qui me tient particulièrement à cœur : décrypter ces négociations.


Derrière les acronymes, les textes parfois très techniques et les longues nuits de négociation se jouent des choix qui concernent directement notre avenir commun. J’essaie donc, à travers les médias, des interventions publiques ou des notes d’analyse, d’en expliquer les enjeux, les avancées mais aussi les limites.


Participer aux COP, c’est négocier et convaincre. C’est créer des alliances et faire progresser des positions communes. Mais c’est aussi rendre ces décisions compréhensibles au plus grand nombre.


Parce que la diplomatie de la biodiversité ne doit pas rester une affaire de spécialistes.

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