Le trafic d’espèces sauvages est l’un des combats qui m’accompagnent depuis le plus longtemps à la LPO.
En 2012, la LPO était l’un des premiers acteurs mobilisés face à une réalité encore presque méconnue, on parle du trafic d’espèces sauvages, et plus précisément celui qui transitait par l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Les animaux étaient saisis par les douanes et ne disposaient pas de solution d’accueil adaptée. Certains de ces animaux étaient euthanasiés, tandis que d’autres, notamment pour des raisons liées aux risques sanitaires et infectieux, pouvaient être congelés vivants.
La mobilisation de la LPO et de son président Allain Bougrain-Dubourg a contribué à une avancée concrète. L’aéroport Charles de Gaulle a ouvert un site permettant l’accueil temporaire des animaux vivants saisis par les douanes.
En rejoignant la LPO en 2015, je n’ai jamais cessé de porter ce sujet, que ce soit au sein de l’organisation ou dans le cadre de mes autres engagements via des visites sur le terrain à l’aéroport, l’accompagnement de journalistes, la sensibilisation de ministres et de responsables publics, la mobilisation de parlementaires, le dépôt de questions écrites, jusqu’à l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire.
Un même objectif guide toutes ces démarches, celui de faire en sorte que les principaux ports et aéroports français disposent de lieux adaptés pour accueillir temporairement les animaux sauvages saisis, plutôt que de devoir les euthanasier faute de solution.
Ce combat s’est également prolongé au niveau international. Il a notamment contribué à porter la question du trafic d’espèces jusqu’au Congrès mondial de la nature de l’UICN, avec l’adoption d’une motion internationale consacrée à ce sujet.
Plus de dix ans après mes premiers engagements, je reste convaincue que lutter contre le trafic d’espèces sauvages suppose de relier action de terrain, expertise, mobilisation citoyenne et décision politique.