Le 5 novembre 2025, j’ai participé à un déjeuner d’échanges organisé par l’Association Orée , consacré à un retour d’expérience sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Abou Dhabi, avec un focus particulier sur les implications pour les acteurs économiques.
Au cours des échanges, j’ai présenté les principaux enseignements du Congrès d’Abou Dhabi (9–15 octobre 2025) et leur portée pour les acteurs économiques. Nous avons notamment approfondi la resolution 8.083, « Développer une bioéconomie circulaire et durable au service d’une alimentation et d’une agriculture durables », qui rappelle que la circularité doit être comprise comme un attribut structurant de la bioéconomie, et non comme un simple sujet de gestion des déchets. Elle souligne l’importance de l’adaptation fondée sur les écosystèmes et de pratiques climat-résilientes, en rappelant que les processus écologiques et la biodiversité sont des leviers centraux pour maintenir l’intégrité des écosystèmes tout en sécurisant la production. Les échanges ont confirmé l’intérêt croissant pour des approches combinant circularité, sobriété et solutions fondées sur la nature.

Nous avons ensuite abordé la motion 8.078, « Réglementer les mécanismes de financement basés sur les certificats et les crédits biodiversité et garantir les effets positifs sur la nature », dans un contexte où ces instruments gagnent en visibilité, mais où les risques d’intégrité et de réputation demeurent élevés. Le texte adopté à Abou Dhabi insiste sur la nécessité d’évaluations solides et transparentes des résultats biodiversité et souligne l’importance de prévenir la spéculation et d’assurer une gouvernance multipartite avec séparation claire des rôles.
En reliant les motions du Congrès aux attentes opérationnelles des acteurs économiques, Cet échange a contribué à renforcer les conditions d’un engagement crédible et compatible avec les objectifs de conservation et de restauration portés par l’UICN.

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