Madame, Monsieur,


Lors du prochain congrès de l’UICN, les membres européens éliront leurs conseillers régionaux.
Vice-Présidente du Comité Français de l’UICN, j’ai décidé de me porter candidate au poste de conseillère
régionale de l’UICN.

Je suis la représentante d’une organisation membre de l’UICN, les Eco Maires, association internationale
de collectivités locales qui ont fait le choix de préserver l’environnement. Je suis particulièrement
impliquée, comme il y a 4 ans, dans la préparation de notre congrès de 2020.
La préservation de la nature est ma passion. C’est dans ce domaine que j’ai toujours exercé mes activités
professionnelles et associatives.

Diplomée de sciences politiques, avocate en droit de l’environnement, j’ai au début de ma carrière
professionnelle défendu des dossiers environnementaux en particulier celui de la marée noire de l’Erika,
qui a touché les côtés françaises en 1999 et des différents dossiers à l’étranger, notamment en Afrique.
Conseillère par la suite sur les questions de biodiversité durant la campagne présidentielle française, j’ai
travaillé au cabinet de plusieurs ministres de l’écologie, notamment sur les parcs, les aires marines
protégées, la biodiversité et la CITES. Durant mes 20 années de carrière, j’ai eu la chance de participer à
différentes COP Biodiversité, parfois du côté des ONG, souvent du côté de l’Etat ou de l’Europe. J’ai
ainsi pu suivre de près les négociations internationales, et nouer dans ce cadre de nombreux liens
profesionnels et personnels, au niveau international, dans le milieu de la préservation de la nature . Cette
connaissance institutionnelle me permettra avec efficacité de contribuer au renforcement et au
positionnement international de l’UICN.

J’ai développé des compétences au cours de ma carrière qui me semblent pertinentes pour le poste de
conseiller régional et notamment la stratégie organisationnelle, le dialogue multi-acteurs, la gouvernance
et les questions financières.

J’ai également et surtout toujours cherché à diffuser les bonnes pratiques de préservation de la nature
auprès du public qui en était le plus éloigné : les enfants, les personnes en difficulté sociales, ou les
collectivités locales. Je suis en effet convaincue que c’est en rapprochant les points de vue entre experts et
grand public que nous parviendront à atteindre la mobilisation internationale nécessaire face à l’urgence
de la perte de l’a biodiversité.

Parmi des actions plus personnelles, j’ai créé les assises nationales de la biodiversité, rendez-vous annuel
français de référence qui réunit les ONG, l’Etat, les institutions et les entreprises responsables. Ces assises
sont aujourd’hui organisées avec cet acteur essentiel qu’est l’Agence Française pour la Biodiversité.
Mon engagement associatif est ancien mais j’ai plus récemment, depuis 2014, eu l’honneur d’exercer des
responsabilités en siégant au bureau de Ligue de Protection des Oiseaux (le représentant de Bird Life en
France qui réunit 55 000 membres).

J’anime un réseau international de 2000 collectivités locales, en France (notamment en Outre-mer) et en
Afrique. Cette expérience internationale peut apporter un point de vue différent. Rien ne peut se faire sans
la conviction des populations – c’est le travail que je mène à la frontière du Sénégal et du Mali pour la
préservation des chimpanzes dans la région de Kédgougou – rien ne peut se faire sans l’appui des maires
et des régions.
Je suis élue dans une commune française de 120 000 habitants au nord de Paris depuis 2001 et je pense
pouvoir apporter de façon originale une analyse pour permettre de mettre en mouvement les territoires,
qui sont nécessaires à la préservation.
Promouvoir et mettre en œuvre des solutions de conservation efficaces nécessite d’avoir des stratégies
globales clairement identifiées, de prendre en compte tous les acteurs. Des priorités devront être établies
de façon collective et c’est avec vous que j’ai envie d’en discuter, de les élaborer.
Ma candidature est celle d’une militante de la protection de la nature, formée au droit de
l’environnement, engagée professionnellement dans l’action internationale tout en étant ancrée
dans son territoire en étant élue locale. Ces expériences, je crois aujourd’hui pouvoir vous proposer
de les exploiter au mieux au service de cette magnifique et très influente maison qu’est l’UICN.
Le dépôt des candidatures intervenant prochainement, je souhaite solliciter votre soutien formel.

Mais au-delà, je souhaiterai pouvoir échanger avec vous pour définir et contribuer à une feuille de route,
au service de la quelle je compte me consacrer les 4 prochaines années.
Je suis passionnée par la mission de l’UICN et je suis impatiente de consacrer mon énergie et ma
motivation pour les prochaines quatre années à notre Conseil si je devais être élue grâce à votre soutien.

Docteure Maud LELIEVRE
Vice-Présidente du Comité Français de l’UICN
Déléguée générale des Eco Maires (France)
Chevalier de l’ordre national du mérite

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