Le 11 décembre 2025, j’ai eu l’opportunité de poursuivre ces échanges au Royaume-Uni, sur le terrain, aux côtés de London Wildlife Trust et de The Wildlife Trusts, au sein de Camley Street Natural Park, une réserve de nature urbaine située à quelques minutes de King’s Cross. Ce lieu illustre de façon très incarnée la puissance de la nature de proximité lorsqu’elle est protégée et valorisée comme un patrimoine commun : un espace relativement restreint à l’échelle d’une métropole, mais capable d’accueillir une biodiversité riche, de jouer un rôle de refuge et de corridor, et de devenir un lieu d’éducation.

La réserve accueille environ 150 000 visiteurs par an et héberge des espèces telles que le martin-pêcheur ou le lucane, rappelant que la nature n’a pas besoin d’être lointaine pour être remarquable, et que sa présence au cœur de la ville peut transformer notre rapport au vivant. Au-delà de l’exemple de Camley Street, cet échange a permis de mesurer l’ampleur de la capacité d’action des Wildlife Trusts : une fédération composée de 46 organisations locales et d’une structure nationale, rassemblant plus de 944 000 membres, plus de 33 000 bénévoles, et gérant plus de 2 600 réserves naturelles, allant de petites poches de nature urbaine à de vastes espaces littoraux. Leur force réside dans un modèle combinant conservation de terrain, restauration d’habitats, sciences participatives, éducation, mobilisation citoyenne et plaidoyer, avec une stratégie particulièrement pertinente en ville : apporter la nature là où vivent les gens.
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